La Chilienne
Loin d’être opposé à la présence grandissante des femmes dans ses cours, Bourdelle encourage leur recrutement, et s’exprime en ces termes, révélateur du changement de certaines mentalités : « La révolution continue. Ce sont toujours les femmes qui sont étonnantes. Si ça continue, c’est nous, les hommes, qui nous mettrons nourrices et les femmes seront sculpteurs. »
Contrairement à d’autres académies privées, l’Académie de la Grande Chaumière autorise l’accès à des femmes et des hommes venus de pays divers, sans distinction de sexe ou de nationalité. Bourdelle enseigne aussi bien à des hommes qu’à des femmes pendant 20 ans, de 1909 à sa mort en 1929. Âgées de 18 à 35 ans, les jeunes femmes cherchent à progresser dans des ateliers, auprès d’artistes reconnus. Souvent animées par une véritable vocation, ses élèves femmes ne sont pas des dilettantes, et viennent avec un désir d’apprendre et l’ambition de devenir artiste.
Fille d’un médecin bordelais installé au Chili, Henriette Petit de Vargas-Rosas se forme à la peinture dans son pays natal, puis à Paris, au sein de l’Académie des Beaux-Arts. Elle parachève sa formation à l’Académie de la Grande Chaumière auprès du peintre et dessinateur Lucien Simon. Elle assiste aux cours de sculpture de Bourdelle et fréquente également ses ateliers entre 1920 et 1922. Comme c’est le cas avec ce masque délicat aux yeux clos, Bourdelle portraiture régulièrement celle qui est devenue son amie.
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