11 février
2026

Conférence

« L'art de faire le nœud » - Conférence par Itzhak Goldberg, historien de l'art et journaliste

Nouer et croiser des fils selon des traditions transmises d'une génération à l'autre restent des gestes dénués de toute spontanéité artistique. Considéré comme activité artisanale, le tissage accède, dans le meilleur des cas, au rang des arts mineurs. Toutefois, avec l’art contemporain, tout se passe comme si les artistes cherchaient à s'approprier un savoir-faire pour mieux le trahir par la suite. Une figure de style – le nœud - semble se détacher avec les œuvres de nombreux artistes qui pratiquent le tissage ou le tressage : Pierrette Bloch (1928 – 2017), Marinette Cueco (1934 – 2023), Claude Viallat (1936 - ), Christian Jaccard (1939 - ), Vladimir Veličković (1935-2019). Le nœud n'est pas une attache comme une autre. Son origine latine, nodus, signifie en même temps liaison et difficulté. On suivra l’évolution de cet « entrecroisement qui retient étroitement deux brins, des fils, etc… » (Larousse). Avec, en dernière instance, les artistes tels qu’Eva Hesse (1936 – 1970) ou Jackson Pollock (1912 – 1956), où les nœuds, irréguliers et inachevés, imbriqués et entrelacés, donnent naissance à un réseau d'incertitudes

 

Notice biographique

Professeur émérite en Histoire de l’art à l’Université Jean Monnet à Saint-Etienne, Itzhak Goldberg est également critique au Journal des Arts et commissaire d’expositions.

Il a récemment publié : en 2017, Expressionnisme (Editions Citadelles & Mazenod), en 2017 L’art du Vide (actes du colloque, édité par le CNRS), en 2019, Chagall (Editions Citadelles & Mazenod), en 2019, Lieux communs. L’art du cliché, (actes du colloque, édité par le CNRS) et, en 2023, Face au visage (Editions Citadelles & Mazenod, 2023).

De 18h30 à 19h30
Accès libre sur réservation

Adultes • Individuels


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